Aujourd’hui, armé comme le béton – 197/366

La réalité se fait parfois dépasser par la fiction. J’échafaude des tas de scènes pour mes personnages, je leur construis des scénarii où ils peuvent évoluer à leur convenance, je pave leur cheminement de motifs et d’occasions sans précédent. Les voilà réfractaires aujourd’hui à toute proposition même fumeuse. Impossible de consolider mon roman, les fondations seraient-elle friables? L’armature manque-t-elle de cohérence? L’écriture d’un récit est une entreprise de longue haleine qui demande une volonté de fer, un moral d’acier, et ainsi armée comme le béton, développe une succession de chapitres consolidés et performants où le lecteur visiteur pourra s’installer à demeure, s’approprier les idées et vivre un temps une autre réalité.(111)

P1060350

 

Musée d’Édimbourg

 

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A propos domicano

L'écriture, la littérature, la photo, le dessin et l'expression artistique sous toutes ses formes me passionnent. J'aime le rêve et la réalité dans la beauté, la poésie et le potentiel d'émerveillement qu'ils peuvent offrir.
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12 commentaires pour Aujourd’hui, armé comme le béton – 197/366

  1. veronique dit :

    D’où l’intérêt d’être renforcé de thé et d’amitié afin de construire efficacement…

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  2. 'vy dit :

    Et beaucoup de passion selon moi. J’ai écrit deux romans, sans valeur autre que m’avoir fait vivre une vie que je ne vivrai jamais, de m’avoir fait rencontrer des personnages, de m’avoir fait les aimer, de m’avoir fait tout connaître sur un sujet, d’avoir pleuré même en écrivant, de m’être fait souffrir pour accompagner les persos au plus juste dans leurs souffrances, de m’être écroulée lorsqu’il le fallait, d’avoir exulté lorsque les mots venaient à moi comme une grâce qui m’était faite. Ces romans sont toujours en moi peuplés de vies. Au moins j’aurais connu la volonté de fer, la foi en ce que je faisais. Le reste… que littérature ?

    Aimé par 1 personne

    • 'vy dit :

      Ce que je veux dire aussi, c’est que plus jamais je n’aurai la force de recommencer, alors je suis toute avec toi.

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      • domicano dit :

        Je comprends ce parcours de la passion, dans l’écriture comme dans la vie, les émotions qui jaillissent et prennent corps, corps de personnages qui sont toujours parcelles d’un soi qui se cherche. Le mot « jamais » se veut très fort et répulsif , il oublie qu’il contient un « mais » qui peut le faire chanceler.

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  3. emilieberd dit :

    Courage! A force d’éprouver cette dentelle, tu la transformera en béton armé!
    Bises

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  4. Je suis absolument certain que vous parviendrez au mot fin. Vous avez la détermination, l’envie, et le talent.

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  5. Valentyne dit :

    Coucou

    J’ai travaillé longtemps dans le Btp : voici donc mon commentaire tout plein de déformation professionnelle : »comme le béton, les personnages ont « besoin »d’un temps de séchage  » avant de pouvoir être opérationnels 🙂
    Bisous désarmés 🙂

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    • domicano dit :

      les personnages s’accrochent souvent aux banches (à béton) même le séchage terminé : faudrait que j’enlève les pinces (à linge) pour qu’ils tracent leur chemin … à pinces. 😉 Bises dominicales.

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